VOEUX 2009 !

VOEUX 2009 !
Coucou !

@ tous les lecteurs et lectrices de ce blog de l'aventure, je vous souhaite une excellente et heureuse année 2009. Santé, bonheur, voyages et richesses des rencontres toujours plus lointaines, inattendues, sincères... Que tous vos voeux se réalisent, mêmes les plus invraisemblables !

A bientôt

zonzon
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# Posté le lundi 05 janvier 2009 12:00

Journal de bord automne 2008. Trip en Bretagne !

Journal de bord automne 2008. Trip en Bretagne !
Journal de bord : Bretagne automne 2008


Vendredi 12 septembre : La Palmyre – La Tremblade via la coupe à terre de La Mauvaise (pointe de la Coubre) puis la passe du Pertuis de Maumusson, et pont de La Seudre. Mouillage sur le corps-mort perso du Samouraï, le bateau de pêche de Fifi-de-La-Palmyre. Temps très maussade le matin et beau et chaud l'après-midi. Vent de sud irrégulier 22 n½uds le matin jusqu'au phare de la Coubre, et 8 à 12 n½uds en 2ème partie de journée. Départ à 12h45, arrivée à 19h00, 19 milles courus.

Jeudi 18 septembre : La Tremblade : départ à 10h15, début descendant, bénéfice du courant indispensable. Arrivée aux Minimes à La Rochelle à 18h00. Temps gris 4 à 11 n½uds est-nord-est. Renverse de jus à l'ouest de l'île d'Aix ; appuyage au moteur sur 2 milles ; une heure et demi ! 28 milles courus.
Xavier et Bony m'accueillent au ponton professionnel, apéro on board et dîner chez Xavier.

Vendredi 19 : relâche au port, achat d'accastillage (anneau de tangon 85 ¤ !, manivelle...). Apéro au Gabut avec Bony et Régi. Dégustation de cognac. Prolongation à board ; apéro et dîner. La surprise est venue du pylône de ponton où Bony avait cru bon y attacher sa bicyclette à marée haute. Au moment de récupérer le vélo, il était rester en place : à 2 mètres au dessus du ponton ! Mdr...

Samedi 20 : route vers le Fier d'Ars, île de Ré, départ à 14h00. 18 milles à parcourir. Température très agréable, BTBM, vent de nord-est 10-15 n½uds, rafales à 22 n½uds dans le mille au nord du pont de Ré, comme d'hab...
Arrivée au montant dans le Fier sous voiles, poussé par une brisette devenue très légère et un courant frôlant les 3 n½uds, mouillage sous grand-voile au vol !!!
Il est 19h00, je rejoins Bony et Régi en annexe à terre. On dîne au resto sur la plage, à l'extrémité de l'île. Transfert des invités à bord afin d'y passer la nuit nécessitant 2 tours en annexe à minuit. Beachage un peu musclé à 3h00 du mat...

Dimanche 21 : changement de mouillage, quasi le nez sur la plage dans 1 mètre de fond légèrement vaseux.
20 n½uds, claques à 25 ! Session de kite par nord-est (en 14 !) dans la passe du Fier au descendant, vent contre courant. Présence non moins remarqué du Champion du monde de pinch à voile ainsi que de son poulain, Antoine Albeau et Mister Qintel ; 2 avions de chasse parfaitement homologués...
BTBM, au moins 30 ailes sur le spot, heureusement y'a d'la place. A marée basse ; la config du spot devient tout autre, ambiance Hawaiienne, à part la température ! Evidemment ; par 25 n½uds de nord-est en septembre dans l'hexagone : ça K caillé !

Lundi 22 : départ pour les Sables d'Olonne... avorter pour cause de vent trop fort, clapot trop important (courant contre vent). 30 n½uds ETABLIS de nord-est, impossible de sortir de la passe. Demi tour, mouillage sur corps-mort, bateau toujours à flot. Lecture, repos...

Mardi 23 : beau temps. 2ème tentative, et essai transformé. Départ à 13h00 du corps-mort, suivi de 1h30 de moteur face au vent et au clapot dans la passe. Vent de nord-est (toujours !) 20 n½uds, rafales à 26 n½uds tout de même ! 14h30, je suis enfin écarté de tout dangers potentiels et hisse donc les voiles ; tchusss le Fier d'Ars en Ré... Grand-voile 1 ris + trinquette sur bas-étai. Dans les molles ; le vent faiblit sous les 20 n½uds, j'affale la trinquette, continue sous génois diminué de quelques tours, et c'est parti ! Vent de travers légèrement abattu, mon loch affiche régulièrement 7 n½uds, pointes à 9 !!! Avec une carène propre et surtout sans moules sous la semelle, les sensations seraient garanties... Arrivé aux Sables d'Olonne à 20h00 (d'où partira le Vendée Globe le 8 novembre prochain. Spectaculaire course autour du monde en solitaire et sans escale sur monocoque 60 pieds IMOCA (18,28 mètres ndlr). 22 milles parcourus

Mercredi 24 : Les Sables D'Olonne – Port-Joinville sur l'île d'Yeu, et 31 milles à parcourir : les pires... ! Départ à 5h45 du ponton, pas de vent, pas d'étoiles. 20 minutes de moteur puis je file toutes voiles dehors, plein sud au vent faible d'arrière sur la Cardinal « Nouch sud ». 7h00 environ, cap sur l'île d'Yeu, au près. Le vent de nord nord-est forci nécessitant une diminution immédiate de la voilure. Il pleut franchement, il va pleuvoir tout au long de la nav ! Plus de 20 n½uds en rafales, et un clapot ignoble qui ralentit le bateau ; mon loch affiche régulièrement 1,6 n½uds !
G froid, G faim, G soif, G envi d'uriner... 13h00, suis rincé, trempé, fatigué, mais pas encore totalement dégoutté ! 13h03, obligé de me dérouter à cause d'un bateau en pêche, j'en ai vraiment marre !!! 14h30 ; j'arrive enfin au port. Il pleut toujours. Je laisse entrer « LE » cargo de ravitaillement de l'île, plus 2 chalutiers ainsi qu'un bateau de plaisance, et laisse sortir les « 2 » ferries qui assurent régulièrement la liaison avec le continent. C'est la goutte d'eau... 14h45, mes pieds se posent sur le catway, j'amarre Free Spirit. 14h53, il s'arrête de pleuvoir, le ciel se dégage, le vent faiblit ; une belle journée quoi !!!

Jeudi 25 : relâche au port. « Oh, île d'Yeu ; Dieu seul sait que je n'ai d'yeux que pour toi, oh, île de mes aïeux ».
A 17h00 ; « Côte de Beauté III » franchit avec aisance et fierté les musoirs de Port-Joinville, Sun Odissey 35 aux lignes superbes et à sa barre un capitaine qui n'en ait pas moins : Papa !
La dernière fois que j'avais croisé cette symbiose parfaite : c'était vers le 20 juin à Saint-Denis d'Oléron, je rentrais de Bretagne, et Papa montait en Irlande du sud. Cette fois-ci ; c'est l'inverse.

Vendredi 26 : Yeu – Pornichet (port situé au sud-est de la grande baie de La Baule ; 45 milles parcourus et quelques bords tirés. Beau temps mais froid, mer peu agitée, vent de nord-est 15-22 n½uds. 1 ris dans la GV, 2 tours au génois. Départ à 11h00, arrivée au port à 21h30.

Samedi 27 : mouillage dans la baie pas loin du casino de La Baule. 2 milles sous génois. Vent de nord-est force 4 à 5. Je jette l'ancre dans 2 mètres de profondeur à marée basse. Tranquille... Repos, lecture, écriture...

Dimanche 28 : toujours au même mouillage. Vent faible. Beau temps assez frais le matin, et 22° l'après-midi ; passée sur la plage à l'occasion de la dernière journée du Derby de Kitesurf. 2ème nuit à l'ancre : paisible...

Lundi 29 : ancre sortie de l'eau claire de La Baule à 8h15. Arrivée au Cruesty à 19h00 où je récupère Kévin ; mon équipier. 42 milles parcourus et toujours au près à tirer des bords. BTBM, vent de nord nord-est force 4, quelques rafales à 25 n½uds ! Passage à l'est de les îles de Houat et Hoëdic.
A 19H30, Kévin embarque à bord. Après 3 quarts d'heure de délibération, nous décidâmes de faire route vers Port Haliguen ; distancé du port du Cruesty d'environ 10 milles. Nous accostons à 22h00, belle nuit étoilée, 15 n½uds de vent...
Et là ; c'est le drame ; en sautant sur le ponton, Kévin s'explose la cheville droite. Je finis la man½uvre pendant qu'il agonisait, allongé, à côté du bateau sur lequel il venait d'aménager à peine 2h22 plus tôt, c'est moche !

Mardi 30 : brans l'bas de combat, après avoir fait du stop-à-l'arrache, un gentil Papy nous dépose au cabinet médical le plus proche ; c'est-à-dire Quiberon.
Médecin, radio, entorse, pharmacie, béquilles, straping, médoc, et grosse déception...
Bref, l'aventure continue malgré la situation pas banal.
Petit avitaillement l'après-midi, repos pour Kevin.

Mercredi 1er octobre : petite nav de 3 heures l'après-midi dans la baie de Quiberon, entre Port-Haliguen et La Trinité sur mer. Vent de nord nord-est 20-25 n½uds, claques à + de 30 n½uds. 14 milles aller-retour.

Jeudi 2 : nous appareillons à 8h00. Temps à grains, et pas des moindres ! Vent de nord nord-ouest 20 n½uds. Je prends systématiquement le premier ris + quelques tours au gégène. 2 grands bords de largues afin d'atteindre le phare de La Teignouse.
Nous nous engageons dans le passage aidé par le courant favorable de la marée descendante. La mer grossit au fur et à mesure que nous gagnons en longitude. Le vent n'hésite plus du tout à prendre des tours. Nous sommes obligés de tirer des bords afin de pouvoir regagner le port de Sauzon, situé au nord-est de Belle-île, et donc bien protégé des coups de tabac du nord-ouest. Les grains s'enchaînent (2ème ris), la pluie tombe drue, et l'anémomètre s'affole ; rafales à 40 n½uds et creux de 2 mètres et plus parfois (3ème ris), accommodé d'un tout petit bout de génois.
Arrivée à Sauzon à 13h30, 19 milles plus tard. 0n s'accroche à un des corps-mort mis à disposition des plaisanciers juste à l'extérieur de l'enceinte du port. Bien protégé mais tout de même un peu rouleur à marée haute. Annexe à l'eau. Pendant ce temps, le dernier né des multicoques baptisé Banque Populaire IV (le plus grand du monde et incontestablement pas le moins rapide !) déboule au largue très abattu à plus de 30 n½uds... c'est tout simplement beau...
A 20h00, nous venons nous embosser dans l'avant-port, ce qui nous permet de rester à flot, quille baissée, même à marée basse. Tranquille pour y passer 2 nuits.

Vendredi 3 : relâche. Beau temps, un peu frais. Petite balade sur le port. Escale au Wifi-bar si bien nommé : « L'abri côtier », ça s'invente pas...

Samedi 4 : prochaine destination : l'île de Groix située à 24 milles au nord nord-ouest de Belle-île.
Nous doublons les musoirs du port de Sauzon à 9h00. Temps médiocre, tendance pluies éparses. Vent d'ouest sud-ouest 15 n½uds, puis 25 n½uds, et même un grain pluvieux où l'anémo a atteint 32 n½uds. 1 ris, puis 2 ris, puis re 1 ris, d'la pluie, de la vraie pluie quoi ! Enfin que du bonheur quoi !
Arrivée à Port-Tudy à 14h20. Repos des guerriers.

Dimanche 5 : relâche, le temps est pourri. Pluie et vent très fort, BMS annoncé ; vent force 8 accompagnée d'une mer forte à très forte. Ca devrait se calmer en fin de soirée.
Visite des Douanes à bord. Bateau en règles sauf 3 fusées périmées. Obligation de les renouveler avant de reprendre la mer. Evidemment, le dimanche ; tout est fermé ! Et non, finalement, j'ai réussi à chopper le vendeur du ship, venu faire un ti tour dans son shop un dimanche après-midi.
Bien motivé, et après avoir enfilé ma combinaison de kite, mon masque-tuba, ainsi que mes palmes ; je décide (enfin) de débarrasser la semelle (½uvres vives) d'environ 40 kg de moules bien fraîches et surtout bien accroché à la carène de Free Spirit, dans une eau ma foi relativement claire, et aussi relativement froide (15°).

Lundi 6 : il est 8 heures du mat. ; nous doublons les musoirs de Port Tudy. Le temps est gris, la température est supportable. Le vent souffle d'ouest sud-ouest 10 à 15 n½uds, la mer est peu agitée pour l'instant.
Nous évoluons au près (ça change) dans une mer de plus en plus agitée, et dansons sur une houle d'ouest de 2 à 3 mètres.
20 n½uds et plus ; je prends un ris... fausse alerte, c'était curieusement une claque isolée !
Petit passage de quelques milles au sein des îles Glénans. Et le multicoque 60 pieds SOPRA qui fait des ronds dans l'eau entre les Glénans et Concarneau à une vitesse à la limite de l'indécence.
Sur les derniers 12 milles qui nous séparent du Guilvinec, on reprend de la mer forte, la pluie se met à tomber drue et la visibilité s'abaisse à moins d'un mille (on serait mieux chez soi à mater la télé !). 18h00, j'affale la grand-voile avant d'attaquer les 2 milles plein vent arrière qui nous séparent de l'entrée d'un des 4 plus gros port de pêche de France. Visibilité ultra réduite = merci le GPS !!!
Nous nous amarrons à 18h40, évidemment ; il s'arrête de pleuvoir et comme par magie ; le ciel se dégage, un peu... Il faut savoir que pour causes de travaux importants dans le port du Guilvinec ; l'escale est interdite à la plaisance pendant 2 ans. L'administration nous a exceptionnellement laissé nous mettre à l'abri pour cause de mauvais temps (et même un BMS annoncé avec des rafales à 8 beauforts) à une condition ; laisser rentrer tous les pécheurs ! Nous avons donc effectué quelques ronds dans l'eau pendant plus d'une heure sous une pluie battante, une visibilité nulle, et un vent très irrégulier.
62 milles parcourus.

Mardi 7 : relâche. Avitaillement, lecture, écriture, internet...

Mercredi 8 : départ à 13h15 du Guilvinec. Il fait beau mais frais tout de même. Vent de nord-ouest 8 n½uds, puis 12, puis 18 ; un ris dans la GV, et enfin 21 n½uds. Grosse houle d'ouest 2,5 à 3 mètres. On tire des bords au près pour finalement parcourir 40 milles au lieu de 22 en route directe. Une heure de moteur afin de rejoindre notre mouillage sur corps-mort juste à 1 mille au sud-ouest d'Audierne ; ça s'appelle Sainte-Evette. Il est 23 heures. Très sympa mais tout de même un peu rouleur.

Jeudi 9 : relâche. Un petit aller et retour au port d'Audierne pour visite, et nous voici de retour au mouillage en milieu d'après-midi. On débarque en annexe, petite balade jusqu'à la fameuse île aux vaches, le spot mythique à jamais rentrer dans l'histoire du bigwaveriding français. Début décembre 2007, Antoine Albeau, filmé par Mathieu Lepage (tiens un ancien équipier !) shoote, en planche à voile, des vagues à plus de 3 hauteurs de mât soit près de 15 mètres. Ce jour là, une bouée mouillée au large de l'Irlande enregistre en continu l'état de la houle, le chiffre est sans appel : 28 mètres !!! Et 18 pour celle mouillée au large de Ouessant. C'était la houle du siècle due à une superposition de houles différentes propagées par plusieurs dépression. Une sorte de houle scélérate. Bref, ça s'est passé ici, il y a moins d'un an. 7 mois plus tard, ce même Antoine s'adjuge le nouveau record du monde de vitesse aux Saintes-Maries de la Mer, qu'il a perdu au détriment d'un kitesurfer (lui aussi français ndlr) pas plus tard que la semaine dernière. 50,57 n½uds !!! Ca pose...

Vendredi 10 : 7 heures, le brouillard est là et bien là. Nous décidons de retarder notre départ d'une heure. A 8h15, on décolle, cap au 280°. Objectif premier ; doubler le Raz de Sein à 8 milles d'ici. Beau temps, température agréable. Toujours une houle significative d'environ 2 mètres. Vent de sud-est 8 n½uds. Je décide d'affaler la GV et d'envoyer le spi asymétrique seul. On avance à 3 n½uds. A l'approche de La Plate, nous affalons le spi, renvoyons grand-voile et génois, au vent de travers ; nous passons le Raz de Sein à près de 8 n½uds, bénéficiant du courant favorable de 3-4 n½uds. Il est 11h30.
Il reste 20 milles avant Douarnenez. Au bon plein avec un bon force 4, on arrive à 15h30, une heure après avoir relevé un gros maquereau à la ligne de traîne. Profitant de cette belle journée de nav., on navigue jusqu'au fond de la baie.
Arrivée au ponton d'accueil du port de Tréboul à 17h30, 34 milles courus.
Et JulFlo et là, qui nous attend au bout de la jetée, c'est vraiment cool de voir un bon pote à l'autre bout de la France. Du coups, nous laissons Free Spirit seul pendant 2 nuits que nous allons passer à Quimper chez Julien ; à nous la vie de château ; douche chaude, lessive, grand lit double, micro-onde, TV, internet...

Samedi 11 : relâche. Julien nous fait visiter sa ville, puis ses spots. Escale à La Torche, où il se mettra à l'eau en surf. Ca rentre à 3 mètres à l'outside. Beaucoup de surfers. Apéricidre sur la plage au coucher du soleil.

Dimanche 12 : retour à Douarnenez où je retrouve Free Spirit. Il est temps de se dire Tchuss !!! Kévin reste avec Jul. Il rentre à La Palmyre lundi. Son assurance viens le récupérer directement chez notre hôte de luxe.
Et moi, cap à l'ouest. Prochaine étape : Camaret sur mer.
Départ à 15h00. 20 milles à parcourir, tout sous génois seul. BTBM. Vent de sud sud-est 10 n½uds en moyenne. Je croise un sous-marin militaire remonté à la surface (ben oui, sinon j'l'aurais pas vu ! ). Une ligne de traîne, vitesse moyenne d'environ 3 n½uds.... Et je peux ouvrir une poissonnerie ; 8 maquereaux en 2 heures de pêche. J'en libère 2 car trop petit.
J'arrive à 22h15 au ponton. Nettoyage et préparation du dîner. Menu de ce soir : poissons frais bien sûr !

Lundi 13 : relâche. Avitaillement, Balade, repos, je passe la nuit sur corps-mort.

Mardi 14 et mercredi 15 : il est temps de partir pour Saint-Malo ! Le réveil sonne à 7h00. Après une brève analyse de la météo extérieure, je m'aperçois qu'il n'y a pas de vent. Je me recouche. Je refais surface à 9h00. Petit dèj., et départ à 10h30, c'est parti !
Pour commencer, la nav. en quelques chiffres. 148 milles parcourus en 28 heures, une nuit en mer (par conséquent SANS sommeil car en solitaire et toujours sans pilote automatique), record de vitesse à 11,9 n½uds, 30 milles en 3 heures au passage de Bréhat, 40 n½uds de vent sous grain (seulement 1 heure de pluie forte), 4 cafés, 3 thés, une soupe hyophilisée, 1 Bolino, 2 bananes, 2 yaourts, un paquet de gâteaux, et enfin un seul mais très gros coup de fatigue...
Revenons sur le journal de bord. 10h30, je monte la grand-voile, démarre le moteur et largue l'amarre du corps-mort, pas de vent, temps maussade, pas de pluie. 10 minutes plus tard, Free-Spirit double la pointe de Camaret et déjà ; la brise de sud sud-ouest se fait sentir. Le génois déroulé et moteur éteint, je fais cap à l'ouest en direction du Conquet, vent de travers 10-15 n½uds, mer peu agitée. Puis sous génois tangonné à bâbord et GV à tribord, je remonte plein nord vers le Phare du Four que je passe à 14h00. Ca y est, je suis en manche !
Cap à l'est. Le vent tourne au sud puis sud sud-ouest, 15 à 20 n½uds, grand largue.
La nuit tombe, la renverse des courants va bientôt s'effectuer. De 21h00 à 3h00 du mat., à 4 n½uds de moyenne, je parcours à peine 25 milles en 6 heures. Pourtant ma vitesse surface se situe entre 6 et 8 n½uds ! A partir de 4h00 ; le courant est de nouveau montant, et là, ça envoye. Le passage de Bréhat se fait à donf, 30 milles entre 4h30 et 7h30, et une pointe record à 11,9 noeuds. Le vent forçit petit à petit. Je prends un ris, puis 2. Etablit à 25-30 n½uds, le vent par le travers, j'aperçois les lumières du Cap Fréhel (cap qui accueille tous les 4 ans le départ de la Route du Rhum Saint-Malo/Pointe-à-Pitre en Guadeloupe).
Le jour se lève. Le ciel m'offre un spectacle unique, mélange de formes et de couleurs superbes. 2 ris dans la GV, un bout de génois, vent de travers force 6 à 7, le GPS m'affiche des vitesses plus qu'honorable entre 7 et 10 n½uds. A l'approche du Cap Fréhel, je me retrouve à slalomer au milieu d'une flotte composée d'une bonne centaine de chalutiers pêchant la coquille Saint-Jacques. A midi, le ciel change et devient très menaçant. Tout près du cap, et de nouveau face au courant, un grain énorme s'approche. Il pleut et le vent monte à près de 40 n½uds pendant une heure, et la visibilité s'abaisse à moins de un demi mille. Je rentre complètement le génois et reste sous GV 2 ris plein vent arrière. La mer est forte avec des creux à plus de 2 mètres. 14h00, j'affale la GV, et renvoie le génois afin de rentrer dans le chenal d'accès de Saint-Malo sans l'aide du moteur.
15h00, Free Spirit est amarré au corps-mort, à Dinard, baie du Prieuré, après un parcours de 148 milles en 28 heures. Erick me récupère au quai. La boucle est bouclée.
Douche, dîner, et dodo à 21h15...

Jeudi 16 : relâche.

Vendredi 17 : relâche.

Samedi 18 : relâche.

Dimanche 19 : il est temps de penser à regagner l'atlantique !
Départ de Dinard à 11h00, le courant de la marée est favorable (c'était marée basse de 9h15). BTBM. Vent de sud-ouest 15-20 n½uds. Free Spirit navigue tranquillement travers au vent jusqu'à Bréhat. Puis petite remontée au prés de 2 milles. Je finis par rejoindre le mouillage au moteur car face au courant mais poussé par le courant du début montant. Arrivée sur corps-mort à 21h30. 45 milles parcourus.

Lundi 20 : la météo topée sur la VHF annonce toujours du sud-ouest, mais plus fort cette fois... beaucoup plus fort ! Force 5 à 6 avec des rafales pouvant atteindre 7 beauforts !
Je décide tout de même de mettre les voiles pour Perros-Guirec (ce qui en fait une petite étape d'à peine 20 milles).
Départ à 11h30. L'anémo. annonce des claques à 22 n½uds. Je quitte le mouillage sous génois seul profitant du plein vent arrière ainsi que du courant descendant. Le temps est gris mais pas menaçant (pour l'instand !). Vent de travers, cap à l'ouest, je hisse la GV sous ses 3 ris. La mer devient forte à très forte lorsque qu'elle rencontre les courants contraires (houle d'ouest de 2 à 3 mètres annoncée). Le vent paraît s'établir à 30 n½uds. Je tire des bords afin de pouvoir atteindre mon but, à savoir Perros-Guirec.
A 8 milles de l'île Tomé, un nuage plus impressionnant que les autres monte. L'anémomètre s'affole : 35 n½uds et même une pointe à 42 en vent apparent !!!
Je décide de faire demi-tour, navire en fuite.
Suite à ce grain qui se prolongea durant une bonne heure et demi (il est 21h00 !), le vent commence enfin à faiblir un peu, 15 à 25 n½uds en apparent. J'en profite pour tenter une man½uvre qui consiste à enrouler le génois autour du bas-étai afin de diminuer la surface flottante au vent. J'arrive à faire 3 tours, puis raidis l'écoute entre le mât et les haubans sur bâbord.
A 22h00, le cauchemar s'arrête ! Il pleut, il fait froid, je me sens seul. La mer est encore très forte, la nuit est très noire. J'entends les énormes lames déferlées de chaque côté de la jupe arrière ; je ne me retourne pas...
La barre poussait à fond sur bâbord (et donc tribord amure), le bateau reste en fuite et se comporte bien. J'ai 30 milles à courir devant mon étrave, le passage de Bréhat se situe à plus de 10 milles dans mon sillage, et ma vitesse fond ne dépasse pas 1,5 n½uds de moyenne, car j'évolue face au courant. Tous dangers potentiels semblent par conséquent être écartés, sauf les bateaux que je devrais surveiller régulièrement.
En état de fatigue avancée, un peu en hypoglycémie, et sachant que je ne ferais rien de plus en restant dehors, je décide de descendre afin de me requinquer. Je mange et me change, rien que ça ; c'est déjà du positif !
23h30, je remonte vite fait pour jeter un dernier coups d'½il, puis redescends et m'allonge dans la bannette avec réveil de veille obligatoire toutes les 45 minutes.

Nous sommes le mardi 21 octobre, il est 7h30. Je m'aperçois que si je continue encore environ 2 heures dans cette direction, je serai sur les hauts-fonds des îles Minquiers. Je dois absolument dérouter dès maintenant en direction de Saint-Malo, au vent de travers petit largue. Mais sans la GV, et surtout avec la poche que le génois forme au dessus du bas-étai, le bateau n'est pas man½uvrant et continu donc une approche qui, à terme, pourrait s'avérer dangereuse. Le vent réel ne semble plus vouloir dépasser les 20 n½uds. Je hisse donc la grand-voile en gardant les 3 ris. Je laisse les Minquiers à 2 milles sur mon bâbord. Ouf !
A 15h00 ; j'arrive aux Bas-Sablons à Saint-Malo.
Une étape de 18 milles transformée en dure réalité de la vie marine en Bretagne à cette époque de l'année, 70 milles !!!

Mercredi 22 : relâche, réparations, repos.

Jeudi 23 : je repars vers l'ouest. A 12h30, je double les remparts de Saint-Malo sous GV entière et trinquette. Il fait beau. La mer est peu agitée. A peine sorti du chenal d'accès à La Rance, le vent forcit, 20 n½uds, puis rapidement 25. Je prends un ris. Le bateau se comporte bien. Passé la longitude du cap Fréhel, l'anémo. bloque sur 30 n½uds, je prends un 2ème ris, en espérant que ça s'arrêtera là !
J'arrive au passage de Bréhat (encore lui !) vers 21h00, il fait nuit noire, le vent a un peu faiblit. A 22h30, mon GPS me signale la bouée Cardinal nord « non éclairée » des Heaux de Bréhat à 1,5 mille de ma position actuelle. Je scrute l'horizon au vent du bateau afin la repérer, malgré l'obscurité environnante. Toujours rien. Le GPS me l'indique à 1,5 mille au sud. Soit... Je finis par tourner la tête machinalement vers le nerf de chute de la trinquette et là ; horreur ! La bouée que je cherche dans mon sud (et donc à bâbord), se trouve ici sous mes yeux, à moins de 10 mètres à tribord ! Impossible d'éviter le contact... La coque, heureusement en aluminium, a amorti le choc, plus de peur que de mal.
Je continus au moteur jusqu'au corps-mort de Bréhat que j'atteints à minuit. Enfin au calme ! Journée à 46 milles.

Vendredi 24 : relâche, (BMS en cours), il pleut.

Samedi 25 : départ à 8h30 de Bréhat. Vent faible de sud. Temps gris et maussade, pas de pluie. Je parts sous GV entière plein vent arrière, appuyé du moteur, courant favorable. A la sortie du chenal, j'amorce le virage à 45° plein ouest, au bon plein. Je hisse la trinquette, et c'est parti !
De 11h00 à 15h00, le vent très irrégulier, passant de 12 à 25 n½uds sans arrêt, m'oblige à souvent prendre et défaire le ris. A partir de 16h00, je suis face au courant, face au vent, et face au soleil !!! Ca se complique. Je tire quelques bords et finis par baisser les bras. Une heure et demi de moteur pour les 3,5 milles restant.
Arrivée au port de Perros Guirec à 18h00. 24 milles courus en tout.

Dimanche 26 : relâche, vent très fort (BMS en cours) + pluie intermittente. Avitaillement. Repos.

Lundi 27 : relâche.

Mardi 28 : départ à 18h00. Je quitte le port de Perros Guirec pour ce qui devait être une étape de nuit avec le passage du Four à la clé. Première erreur !
2 grains énormes ce succèdent. Le vent est sud 15 à 20 n½uds. Je décide de laisser passer les grains, accroché au corps en eau profonde (2,5 mètres même à marée basse) situé à 1 mille au nord de l'entrée du port. Abrité de l'est à l'ouest par le sud, pas de chance ; juste après les gros nuages menaçants, le vent s'oriente au nord-ouest pour toute la nuit et s'établit force 6, rafales à 7, avec des creux de plus de 1,5 mètre par moment. Je suis coincé ! Impossible de faire demi tour, l'écluse du port est fermée. Impossible de sortir, il fait nuit noire, le vent associé à la mer forte sont trop forts, le courant n'arrange rien bien au contraire. Je passe la nuit « blanche » dans des conditions atroces. La Manche ; j'en ai plein les bras !

Mercredi 29 : le vent est nord, 25 n½uds. Il est 8 heures, je quitte le mouillage pour me farcir une heure de moteur (pour 1,5 mille en ligne droite) face au vent mais aidé du courant. Du coups, ce phénomène lève des crêtes de l'ordre de 2 mètres. Pas facile !
A 9h15, je hisse la GV sous 2 ris, ainsi que la trinquette. 2 bords afin d'écarter les dangers, et me voici vent de travers, avec 2 n½uds de courant favorable, 7 n½uds sur fond, le ciel est nuageux. A 14h00, le vent faiblit progressivement (ben oui, c'est que depuis quelques temps, quand l'anémomètre n'affiche pas 25 n½uds et plus ; j'ai l'impression que y'a plus de vent !), puis bascule nord-ouest, puis ouest. Je finis en tirant quelques bords dans à peine 7 n½uds de vent réel. J'accroche le corps-mort au port à échouage de Roscoff vers 18h00, c'est marée haute. 32 milles parcourus. La nuit sera calme, RAS.

Jeudi 30 : relâche. Il fait beau, l'air est vraiment très frais. Vers 16h00 ; le vent de nord-est fraîchit violemment, passant de 8 à 25, voir 30 n½uds en à peine 5 minutes. Et c'est parti pour l'avis de coups de vent relatif au BMS n°158.
Pas question de rester au mouillage cette nuit (le beachage risque d'être un peu mouvementé). Je prends la décision de me mettre à quai au fond du port.
Le ressac est important, heureusement ; le vent écarte le bateau. Les amarres sont très amples. Je me dis que si ça reste comme ça, nous allons être secoué...
En fait, l'histoire du ressac dans le port de Roscoff s'explique comme suit :
au fond du port, avant se trouvait une plage, et donc une bordure à descente progressive ; pas de ressac. Depuis, ils ont fini par virer le sable, le clapot heurte désormais un mur, et donc gros ressac. Mais heureusement, 3 heures avant la basse mer, cette pente douce sablonneuse réapparaît, le ressac disparaît comme par enchantement, le beachage s'effectue tout en douceur malgré la force du vent (7 à 8 beauforts). Ouf !

Vendredi 31 : relâche. Le vent de nord-est est toujours très fort ; plus de 30 n½uds. J'attends...

Samedi 1er novembre : Idem...

Dimanche 2 : Idem...

Lundi 3 : Idem...

Mardi 4 : il est temps de prendre la mer, cap à l'ouest moussaillon (enfin façon de parler, le capitaine est seul à bord !). 10h30 ; décollage imminent. Vent d'est nord-est 15 n½uds (ça fait drôle, ça me donne la curieuse impression d'un certain manque de vent !). Beau temps, belle mer. J'emprunte le passage entre l'île de Batz et Roscoff, plein vent arrière. Les paysages, en rase-cailloux, sont superbes. Sur la longitude de Brignogan-Plage, le vent, une heure et demi durant, tombe complètement. J'affale les voiles, le courant me pousse vers l'ouest à 1,8 n½uds, j'attends que le vent remonte. C'est chose faite ; à 16h00, Free Spirit se déhale à nouveau, sous full GV et trinquette, puisque le génois est toujours hors d'usage suite à la petite mésaventure de Bréhat. A la tombée de la nuit ; 19h00, je double le phare de Portsall, puis le fameux phare du Four dans la foulée (l'atlantique, enfin !), pas trop vite car je suis toujours face au courant, mais la bascule se prépare ! Entre temps : le vent bascule au nord.
20h30, j'attaque plein sud, voile en ciseau, aidé du courant. Peu avant la latitude du Conquet, une rafale à plus de 25 n½uds de nord-est me prends par bâbord amure, m'obligeant à prendre un ris en express. Ca va durer 20 minutes. Suite à cela, le vent va chuter. J'appuie d'une demi-heure de moteur afin de vite m'éloigner du chenal balisé et atteindre rapidement les eaux saines de la latitude de Camaret. Le vent remonte au nord, 8 à 12 n½uds, plein vent arrière, je descends tranquillement, re-face au courant, jusqu'à l'approche du Raz-de-Sein, la renverse est prévu pour 9h00.
Nous sommes le mercredi 5, il est 5 heures du mat. J'affale les voiles à 4 milles de la pointe du Raz en attendant le bon moment pour m'engager. Je distingue parfaitement le phare de Tévennec, celui de La Vieille, et la Cardinal ouest de La Plate. J'en profite pour me reposer un peu, veille tous les quarts d'heure. Vers 6h30, le vent monte progressivement, je me décale assez rapidement au sud-est ; même trop vite à mon goût (sans voile, le GPS indique une vitesse oscillant entre 0,6 et 2 n½uds, j'y crois pas !). A 7h15 : mon anémomètre affiche 30 n½uds de nord, ça caille ! Le jour commence doucement à se lever. Je décide de remettre la grand-voile arisée. Tant pis pour la bascule des courants, je dois y aller. Plein sud, vent arrière avec juste la GV, j'évolue entre 4 et 6,5 n½uds face au courant (ces courants là peuvent atteindre plus de 7 n½uds par grand coefficient de marée !). Heureusement, avec le vent de nord-est dominant ces quelques derniers jours ; la mer demeure très praticable, même face au courant. Je déborde la pointe du Raz de Sein à 8 heures, cap au sud-est, grand largue. Vent toujours orienté au nord, 25 n½uds établis. Beau temps, mer peu agitée. Je file à plus de 7 n½uds jusqu'à Penmarc'h (24 milles en 4 heures). Je passe la longitude du Guilvinec vers 13h30. Cap à l'est, vent de travers toujours assez fort. Le temps devient tout gris, avec des passages de nuages bas, on dirait une sorte de brouillard très épais, c'est bizarre. A 17h30, le passage entre l'île aux Moutons et l'île de Saint-Nicolas (Les Glénans) me tend les bras. Longitude de Trévignon, (3°50' de longitude ouest) ; le vent faiblit, ma moyenne chute, il me reste pourtant encore 17 milles afin de rejoindre Port-Tudy. La nuit tombe (et je navigue encore et toujours...), il fait très froid, la fatigue n'arrange rien et j'avance pas vite ! A peine 3,5 n½uds de moyenne pour parcourir cette dernière ligne droite où les dauphins vont m'honorer de leur présence chétive une bonne heure durant. Quels déconneurs ces dauphins là, joueurs, éclabousseurs, je distingue parfaitement bien leur sillage phosphorescent se déambulent dans l'océan sombre et calme de l'atlantique enfin retrouvé.
Il est 22h30 ; le ponton de Port-Tudy sur l'île de Groix me recueille. J'ai parcourus 123 milles en 36 de barre, de veille, de man½uvres diverses et variées !
Un équipage de l'école des Glénans sur un Bango me propose (à peine moteur éteint !), de venir prendre un verre à bord, ils me garderont à dîner, une succulente tartiflette, j'en demandais pas tant... « Seul à bord, sans pilote automatique, t 'arrives directe de Roscoff ? ». « Ben oui ! ». L'un d'eux en rigolant rétorque : « Nous, on est 6 équipiers + un capitaine, et on a encore un peu de mal... » ! C'était sympa...

Jeudi 6 : départ de Port-Tudy à 11h00. Direction ce jolie petit port de Sauzon à Belle-île en mer, que j'atteindrait à 16h15. Vent d'ouest puis sud-ouest 8 n½uds (je descends les 4 premiers milles sous spi !), au début puis 10-14 sur les 15 derniers milles, vent de travers, petite houle d'ouest. Temps nuageux avec de belles éclaircies. 21 milles courus.

Vendredi 7 : appareillage à 8h30, direction Saint-Gilles-Croix-de-Vie. Vent faible d'ouest nord-ouest. Beau temps mais froid. Je descends Belle-île par l'est. Voiles en ciseau plein vent arrière. A l'extrémité sud-est de l'île (cardinal est nommé « les galères » ça s'invente pas !, une rafale me prends par le travers tribord amure ; le vent monte à 35 n½uds en 1 minute, le temps de prendre 2 ris dans la GV. Ca a duré 15 minutes puis le vent s'est établi à l'ouest sud-ouest 12-22 n½uds jusqu'à l'approche de l'île d'Yeu me laissant voguer vent de travers petit largue, houle ¾ arrière 2 à 3 mètres sur une quarantaine de mille que je parcoure à 6 n½uds de moyenne, pointe à 8,3 n½uds ! Exceptionnel...
La nuit tombe, les 20 derniers milles sont « un coups avec, un coups sans » : des périodes à moins de 8 n½uds de vent réel, toujours orienté au sud-ouest, pas cool, la moyenne chute, et j'ai vraiment très froid. Il me tarde d'arriver à Saint-Gilles-Croix-de-Vie...
J'accoste en bout de ponton à minuit, et 71 milles dans le sillage de la journée.

Samedi 8 : relâche. Coups de vent force 7, rafales à 9, pluie relativement abondante, la mer est forte à très forte, il fait bon être à l'abri.

Dimanche 9 : relâche. Baston, pluie...

Lundi 10 : relâche. Encore et toujours de la baston...

Mardi 11 : c'est devenu beaucoup plus calme, bien que la mer soit toujours relativement assez forte. Je décide de faire route de nuit. 17h00, je largue les amarres. Il m'aura fallut plus d'une heure afin de pouvoir largement doubler les musoirs de Saint-Gilles. Dans 5 mètres de fond, la houle arrive même à déferler par moment. Le vent souffle de l'ouest 15 n½uds avec quelques rafales à 20-25 n½uds sous 2 ou 3 grains. Le ciel demeure bien dégagé tout de même, et je crois que c'est la full moon ! C'est top...
Je file vent de travers afin de m'écarter un peu de la côte, puis rapidement grand largue. Full GV + trinquette , ma vitesse de pointe se situe autour de 8 n½uds, poussé par des creux de plus de 3 mètres.
La nuit tombe rapidement. A l'approche des Sables-d'Olonne, je croise à moins de 500 mètres 2 concurrents du Vendée Globe, sur le chemin anticipé du retour malheureusement. Cela m'émeut. Il s'agit du skipper Canadien Derek Hatfield victime de problèmes électriques sur "Algimouss-Spirit of Canada", ainsi que le benjamin de la course Jean-Baptiste Dejeanty dont le pont de son "Maisonneuve" s'est fissuré. L'aventure s'arrête là...
A 4 milles de Saint-Martin de Ré, le vent commence à faiblir sérieusement. Je décide d'y faire escale. J'accoste à 1h45. Belle nav. ; du vent, de la houle, un clair de lune magique, ainsi qu'un beau ciel bien dégagé. Le hic : toujours le froid !!! 38 milles parcourus.

Mercredi 12 : BTBM, il fait même relativement doux pour la saison ! Suis en tee-shirt et en caleçon... J'appareille à 14h30, vent de nord 1 à 2 beaufort, et encore. Direction Les Minimes à La Rochelle ; 9 milles à parcourir « sous spi », eh oui ! Comme quoi tout arrive ! Accostage de nuit ; il est 19h00. 4 heures et demi pour faire 9 milles, ça vous donne une idée de la force du vent ce jour là. C'est pas La Manche ! Le vent est tout de même monté à 14 n½uds juste après le passage du pont de l'île de Ré, comme d'hab., j'dirais. Du coups, 1 mille (distance séparant le pont des musoirs du port de La Pallice) en 10 minutes sur une mer ultra plate, lancé sous spi à 6 n½uds !

Jeudi 13 : relâche.

Vendredi 14 : relâche, journée à thème ; équiper le bateau. Pour ça ; les puces de mer à côté du musée maritime, c'est de la balle. Bossoirs en inox à fixation verticale (directement sur le tableau arrière). Haussières, barbatages, drisses, un peu d'accastillage, une chaise de mât, un winch pour le pied de mât, un frein de bôme, un lazy-bag, un barbecue à gaz à fixer sur le balcon, un bout dehors pour le spi asymétrique...
Installation prise de quai par Xavier (rallonge étanche, boîte de dérivation, disjoncteur étanche, différentiel...).
Et chez uship : un convertisseur 12 V en 220 de 600 W, et quelques aménagements en bois de bambou pour la cuisine, la salle d'eau, ainsi que la table à carte.

Samedi 15 : relâche toujours à La Rochelle (pas de vent, on n'ai décidément vraiment plus en Manche !).

Dimanche 16 : départ des Minimes à 7 heures. Vent de nord nord-est 10-12 n½uds. Temps maussade, mer belle. Vent arrière sous full GV et spi, je parcours les 11 milles qui me séparent du port de Saint-Denis d'Oléron en 2 heures ! Je m'accroche au corps-mort car c'est marée basse. Je passerai tout de même la nuit dans le port où j'accoste à 19h30, après avoir fait une grosse sieste d'après-midi.

Lundi 17 : je quitte Saint-Denis à 7h30 pour ce qui sera la dernière navigation de l'année. Vent de nord nord-ouest 8 à 10 n½uds, temps gris, il ne fait pas trop froid. Full GV et spi, je file à 4-5 n½uds face au courant descendant. A l'approche de Boyardville, le courant devient de plus en plus fort. Encore 3 heures avant la renverse, je décide de faire escale au mouillage de Boyard. 11h00, annexe à l'eau, je vais manger un américain dans le dernier business ouvert sur le port, 3 jours avant sa fermeture saisonnière !
13h30, je repart sous spi, cette fois-ci avec le courant et heureusement d'ailleurs car le vent est devenu quasi nul.

J'accoste au bout de la grève, il est 19 heures. Bigeaie vient me récupérer, fin du voyage, mais l'aventure continue...
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# Posté le vendredi 21 novembre 2008 06:51

Sauzon, Belle-île en mer.

Sauzon, Belle-île en mer.
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# Posté le mardi 10 juin 2008 17:13

Belle-île en mer, si paisible.

Belle-île en mer, si paisible.
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# Posté le mardi 10 juin 2008 17:09

Le "Belem" au large du Vieux Port de La Rochelle.

Le "Belem" au large du Vieux Port de La Rochelle.
Petite virée en Bretagne


Du mardi 6 au mercredi 21 mai 2008.


Mardi 6 mai : départ du port des Minimes à 16h00. Vent ouest-sud-ouest 12 n½uds. Beau temps, mer calme.
Et déjà, première bonne surprise ; je croise le « Belem », le trois mâts français.
A l'approche du pont de l'île de Ré : le vent fraîchit. Rafales à 20 n½uds ; je prends un ris, ainsi que quelques tours de génois. Louvoyage jusqu'à Saint-Martin de Ré où je ferais escale pour la nuit.
Arrivée à 21h00. 19 milles parcourus.
Magnifique coucher de soleil sur Ars en Ré. Mon voisin de ponton, lui aussi en escale pour la nuit, est un personnage plutôt atypique. A la retraite ; il a bossé 42 ans comme moniteur de voile à Bourgenay, incroyable ! Coiffure aux 4 vents, le gars navigue sur le petit voilier qu'il a racheté au club de voile pour lequel il travaillait. Le bateau comme ce monsieur ont vraiment beaucoup navigué, mais alors vraiment beaucoup. Pour la petite histoire, c'est le Tonton du capitaine du Ponant, le navire 3 mâts de luxe qui a été pris en otage au large de Djibouti ! Quelle aventure !

Mercredi 7 mai : décollage à 6h30 de Saint-Martin. Arrivée à Port-Joinville à 19h30 après une course de 65 milles.
Vent de sud-est 14 n½uds, j'envoie le spi asymétrique que je garde jusqu'à 15h00, avec de belles périodes à 6-7 n½uds de vitesse.
Puis le vent vire au sud, faiblit, puis tombe complètement. Je finis par 3h30 de moteur. So bad, surtout sans pilote automatique.

Jeudi 8 mai : je quitte Port-Joinville à 6h40. Direction Belle-île en mer. Vent de sud-est 25 n½uds, environ force 5-6.
Louvoyage au grand largue, 2 ris et tout le génois, le Free Spirit glisse à près de 9,5 n½uds.
Je chope de la pluie l'après-midi.
La rencontre avec un requin pèlerin d'environ 6 mètres de long me fascine. Il nageait paisiblement à fleur d'eau, à une vingtaine de mètres du franc bord tribord.
Vers 14h00, le vent s'essouffle peu à peu. Je finis au près, toutes voiles dehors, et toujours sous la pluie.
Une heure de moteur pour regagner le mouillage. Visibilité : 4 milles, pas terrible.
Par contre, le mouillage est parfait ! 47°19 de latitude nord, 3°07 de longitude ouest. Et 80 milles courus !
Je suis tout seul, une petite plage entourée de falaises d'une trentaine de mètres, c'est top.

Vendredi 9 et samedi 10 mai : relâche au mouillage. Lecture, écriture, réflexion sur le pourquoi du comment, bons petits plats, farniente dans le hamac, repos quoi...

Dimanche 11 mai : temps couvert, vent de nord 2 beaufort. Je quitte mon ti mouillage désert à 6h45 et fait route vers la civilisation ; Port-Haliguen. 18 milles à courir au prés avec le passage de La Teignouse, situé entre la presqu'île de Quiberon et l'île de Houat. C'est marrant comme nom, ça force au respect !
Arrivée au corps-mort devant la marina à 12h00. Il fait très beau et le soleil cogne dur. Le vent est tombé, tant pis pour la régate de dériveurs et catamarans de sport qui finalement sera annulée : faute de conditions.

Lundi 12 mai : relâche à Port-Haliguen, annexe à l'eau, et visite de la presqu'île. Je fais un peu d'avitaillement le matin, et pousse jusqu'à Port Maria où je rencontre Manu et son amie complètement par hasard. Manu a fait la saison d'hiver à Courchevel avec moi. C'était fou comme coïncidence ! L'après-midi, repos, internet au cyber-du-coin-du-port.

Mardi 13 mai : Départ de Port-Haliguen à 8h00. Beau temps, belle mer. Vent d'est 10, puis 15 n½uds en fin de période de nav. Je louvoie afin de regagner le port du Crouesty. Je finis au largue sur les 4 derniers milles à 6-7 n½uds, cooool... 22 milles courus, arrivée au port à 14h00. Déjeuner. Sieste. On débarque afin d'effectuer quelques achats au shipchandler ; lampe à pétrole Dietz, bouilloire, ligne de traîne, compas de relèvement, tangon, drapeau français, stick de barre...
Je quitte la marina à 19h00 afin d'aller passer la nuit à Port-Navalo sur corps-mort. Petit mouillage d'assèchement situé juste à l'entrée du Golfe du Morbihan. L'endroit est superbe. Quelques éclairs déchirent le ciel gris foncé du Golfe, tout ceci ajoute une touche de beauté et de respect au spot.

Mercredi 14 mai : tôt le matin ; retour au Port du Crouesty, achat de pièces moteur et balade.
A 16h30, départ pour Port-Haliguen. Il fait toujours très beau, et le thermique souffle force 3-4. Evidemment ; il faut tirer des bords ! 25 milles parcourus. Arrivée à 21h00 à la marina cette fois.

Jeudi 15 mai : BTBM, pas de vent. Je parcours les 15 milles qui me sépare de Sauzon au moteur. Départ 8h00, arrivée au corps mort à l'extérieur des jetées à 11h45.
Sauzon est un port d'échouage situé sur Belle-île en mer, à 2 milles à l'est de la non moins connue Pointe des Poulains, rendue célèbre par ses coups de baston immortalisés par tous les plus grands photographes maritimes.
A 16h00, je me faufile entre les musoirs et autres multiples embarcations de toutes sortes. Le capitaine du port m'accueille et me taxe de 12 Euros.
L'endroit est unique et tellement paisible. A 20h30 ; je suis complètement au sec. C'est trop cool !

Vendredi 16 mai : il tombe quelques gouttes le matin. La marée est basse à 9h00. J'en profite pour descendre à terre à pieds du coups !!! Je me cale sur internet au wifi-bar du coin pendant 2 heures. Au moment de revenir au navire quasiment presque à flot, je me suis trouvé un peu comme un con. J'avais l'eau à la taille... C'est fâcheux !
A 12h00 pile, le Free Spirit déborde les jetées de Sauzon et fait route vers le mouillage de Port-Haliguen.
Vent d'ouest 10 n½uds, le ciel est totalement dégagé. Etant plein vent arrière, inutile d'envoyer la grand-voile, le génois seul fera l'affaire, d'autant que j'en profite pour plonger mais 2 lignes de traînes.
A 3-4 n½uds, la vitesse est idéale pour la pêche. D'ailleurs ; ça ne tarde pas à se vérifier : 3 maquereaux au total dont 1 rejeté à l'eau (encore vivant bien sûr) car trop petit. Ils finiront cuits à la poêle et agrémentés d'une purée ! Top...
A 16h00, je croise Francis Joyon sur son trimaran Idec ; dernier recordman du tour du monde en solitaire et sans escale. « L'homme ainsi que sa machine les plus rapides de la planète ! ».
J'arrive au corps-mort à 16h30. 18 milles parcourus.
Je descends à terre afin d'effectuer l'avitaillement.

Samedi 17 mai : j'attaque tranquillement mon retour vers la Charente-Maritime.
Prochaine escale ; le paradis breton : le mouillage sauvage de l'île de Houat. Enfin, peut-être qu'il était encore sauvage du temps de mes arrières-arrières-arrières Grands-parents !!!
Départ à 7h00, vent d'ouest 8 n½uds, il fait frais !
Grand largue, je louvoie sous génois seul.
Et encore un maquereau qui mord à l'hameçon ; celui-là finira poché pour la salade composée.
4 heures et 11 milles plus tard ; je jette l'encre devant la très grande plage sud-est de Houat, au milieu des 7 bateaux déjà mouillés. Le spot est magnifique... et bien connu des autoctones !!! Après la ballade obligatoire sur l'île, je rentre au bateau vers 18h30. Pas besoin d'être devin pour s'apercevoir que cette destination est inévitablement victime de son succès ; 45 voiliers à l'encre ; il paraît que c'est 4 fois moins qu'en août !!!
La nuit est calme.

Dimanche 18 mai : vent faible, beau temps mais grains un peu partout à 360 degrés ; méfiance !
Départ à 9h15, 62 milles parcourus, arrivée à Port-Joinville sur l'île d'Yeu à minuit. Grand-voile et spi asymétrique le matin, le vent est faible. Puis 2 heures de moteur en tout début d'après-midi.
Je renvoie le spi sans la GV, car étant sur une allure très abattue, le spi dévente sous le vent de la GV.
En début de soirée ; le vent forcit, 15 n½uds, puis 18 n½uds ! Impossible de descendre la chaussette du spi car trop de power dans la voile. En plus, la man½uvre est rendue beaucoup plus difficile par le simple fait de ne pas avoir de pilote automatique et d'être seul à bord.
Ca se finira sur un départ au lof monumental et une écoute de point d'amure cassée. Plus de peur que de mal.
Les 15 derniers milles seront courus sous full grand-voile et génois à 6-7 n½uds, toujours grand largue. Relâche by night au port.

Lundi 19 mai : départ à 7h15, direction le Vieux Port de La Rochelle 70 milles plus au sud sud-sud-est de Port-Joinville. Sortie de port relativement périlleuse car le vent d'est souffle de face et pile dans l'axe des musoirs, levant un vilain clapot de près de un mètre. A 2 600 tours/minute, j'avance à moins d'un n½ud au sol.
Force 6 à l'anémomètre, rafales à 27 n½uds ; ça caille grave !
Un ris dans la GV, quelques tours de génois , obligé de tirer 2 bords afin de déborder la pointe sud-est de l'île.
Toujours au près dans une mer formée ; le Free Spirit vogue à 5-6 n½uds.
A partir de 13h00, le vent faiblit peu à peu. Après avoir passé la latitude des Sables d'Olonne ; le vent tombe complètement.
J'affale les voiles et effectue 2 heures de moteur.
Le vent remonte quelques milles avant la pointe du phare des Baleines sur l'île de Ré. Toutes voiles dehors et toujours au près jusqu'à la latitude de la Tranche sur mer. Le vent monte progressivement, jusqu'à 22 n½uds. Arrivé devant Saint-Martin de Ré ; je prends un ris et commence à abattre de quelques degrés en direction du pont. Une pointe à 7,5 n½uds au speedo !
Une fois le pont débordé ; j'enlève le ris ; plus que 12 n½uds. Il me reste à louvoyer tranquillement jusqu'à l'entrée du port des Minimes, la mer est quasi plate et le vent plutôt irrégulier ; entre 6 et 14 n½uds. Arrivée dans le Vieux Port à 22h00. Et les 2 Tours de La Rochelle qui forcent au respect ; elles qui ont vus passer tant de Pirates, Corsaires et autres Flibustiers dans un autre temps, à une autre époque...

Mardi 20 mai : décollage du Vieux Port à 6h45. Vent de nord-est 12-18 n½uds.
Plein vent arrière, le bateau file sous génois seul, tangonné sur bâbord amure.
Je parcours les 11 milles qui me séparent de Saint-Denis d'Oléron (Port de La Brée) en 2 heures et 15 minutes.
A 9h00, Papa m'attends au bout de la jetée. Et le Free Spirit accoste en face du Côte de beauté III, pour la première fois réunis !
Relâche.
Marée basse de 14h00 ; nous apercevons de nos bateaux respectifs les va-et-vient incessants d'énormes camions-bennes transportant le sable accumulé à l'extérieur du musoir est vers la plage adjacente au musoir ouest. Profitant de la marée basse, ces monstres motorisés empruntent le chemin le plus court, c'est-à-dire l'entrée du port, si, si, vous avez bien lu ! En fait, aucun bateau ne peut quitter la marina de Saint-Denis hormis à marée haute. L'entrée est bouchée par un seuil sablonneux naturel ; surprenant autant qu'étrange.
Le coups des camions dans l'entrée du port ; c'est limite 4ème dimension !!!
A 16h30, je parts faire des ronds dans l'eau entre l'île de Ré, Oléron et le Port des Minimes.
15 à 20 n½uds, BTBM, un ris dans la GV et quelques tours au génois, et c'est parti mon kiki. Une pointe à 7,4 n½uds au vent de travers, 17 milles en 2h30 de nav ; cool... Toujours sans pilote automatique, j'ai dû barrer à peine 30 minutes ; bateau parfaitement équilibré dans une mer à peine formée, et même plutôt belle compte tenue de la brise.
Retour au port à 20h15, et Papa avait préparé des pastas à la bolognaise, un délice.

Mercredi 21 mai : grand beau temps !
Saint-Denis d'Oléron, port de Bonne Anse, à La Palmyre ; mon « home spot » ! 35 milles à courir.
Départ à 7h10, bord à bord avec Côte de Beauté pendant 1 heure environ, puis nos routes se séparent ; mon Père monte en Bretagne, et moi : j'en arrive ! Mais bon ; j'embauche demain au Golfy !
Vent d'est 6-8 n½uds ; j'envoie le spi asymétrique. Une heure plus tard ; j'affale le spi ; route au 180°, plein sud.
Le Côte de Beauté s'éloigne ; je n'aperçois plus qu'un modeste point blanc sur la ligne d'horizon.
Le vent faiblit pour devenir inexistant ; il est 11h40 ; moteur jusqu'à 12h30. Coupe le moteur, affale les voiles, déjeuner et sieste tranquille, à la dérive sur une mer totalement plate.
Une petite demi-heure de moteur après la sieste et le vent remonte progressivement au nord-ouest.
15h20, j'éteints le moteur et renvoie la Grand-voile ainsi que le spi.
4,5 n½uds de vitesse avec 5 n½uds de vent apparent. Puis rapidement 6,3 n½uds avec 7 n½uds de vent apparent, et enfin ; 7 n½uds avec 8,5 n½uds de VA.
A 16h00 ; j'affale le spi et continue sous génois et GV.
J'arrive dans la baie avec mon premier voilier, vers 18h15, 15 ans après avoir tiré mes premiers bords sur ma première planche de funboard, même spot, même heure !!!
Je suis accueilli par Marie-Ju et Kevin à grand coups de corne de brume, puis par Johann et Julie au ponton.
Une page se tourne, 500 milles parcourus en 2 semaines, et c'est une nouvelle aventure qui commence...

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# Posté le mardi 10 juin 2008 17:03